Légende
: Stoner en glisse dans son pré
carré.
En
remportant son neuvième Grand prix de la saison, l'Australien Casey
Stoner devient pour la seconde fois de sa carrière, champion du
monde MotoGP.
Le pilote Honda avait à coeur de gagner
sur ses terres le jour de son 26ème anniversaire. Sur le circuit de
Philip Island, il a donc commencé par empocher sa 11ème pole
position de l'année avant de faire seul la course en tête. Compte
tenu du retrait des Yamaha officielles sur blessure des pilotes,
Casey Stoner ne connaissait pas de véritable opposition dans la
bataille pour les titres pilote et constructeur. Et pourtant,
il a pris soin de reléguer ses adversaires à plus de 5 secondes en
enchaînant de mémorables glisses dans le virage n°12 qui commande
l'immense ligne droite des stands.
L'ondée qui a perturbé la fin de course
n'a eu aucune influence sur le pilotage de l'Australien,
certainement coutumier du fait sur un tracé où il a triomphé quatre
fois d'affilée. Derrière, les chutes et les changements de machines
aux stands ont bouleversé le classement. Simoncelli et Dovizioso se
sont emparés des places d'honneur. Randy de Puniet a réalisé son
meilleur résultat de l'année : la sixième place et surtout la
première pour une Ducati.
Si, en 2007, Stoner avait offert le
titre à l'écurie italienne, il est bien loin le temps de la gloire
pour la marque rouge. Empêtrés dans des problèmes de développement,
ses pilotes ont toutes les peines du monde à conquérir des places
d'honneur. Le retour à un cadre aluminium plus conventionnel n'a
pas permis à Valentino Rossi de retrouver un train avant
coopératif. Sa chute après un dépassement soigné sur Bautista en
témoigne. Au moment où il lâchait le levier de frein pour remettre
les gaz, sa moto s'est couchée par l'avant. S'il s'est relevé sans
mal, le maître de la discipline a de quoi avoir le moral au fond
des bottes. Toutefois, s'il perd l'avant, Valentino ne perd pas son
sens de l'humour puisqu'il a déclaré : "Je peux peut-être gagner
s'il neige."
Il ne reste plus que deux épreuves
avant l'enterrement à coups de pompe (sic) de la série MotoGP 800
cc, voulue en son temps par le premier constructeur mondial, Honda.
Seulement, la crise économique et une certaine atonie du spectacle
sont passées par là. L'année prochaine, la catégorie reine
inaugurera une nouvelle formule que l'on souhaite magique et
détonante. L'arrivée de moteurs de 1000 cc inspirés de la
production devrait permettre aux constructeurs de poursuivre la
recherche-développement (R&D) à coûts contenus et à
nous de retrouver de la baston en paquet livrée par les ténors de
notre sport mécanique favori.
Si les
jeux sont faits en MotoGP, la lutte pour le titre fait encore rage
en Moto2 comme en 125 cc. L'Allemand Bradl a repris la tête du
championnat Moto2 en se classant second de la course australienne
remportée par De Angelis. Parti du fond de la grille à la suite
d'une pénalité pour conduite irresponsable lors des essais, Marc
Marquez est tout de même parvenu à monter sur la troisième marche
du podium.
La pluie a
fait le jeu des téméraires en 125 cc. A l'interruption de la
course, Cortese a été déclaré vainqueur. Le Français Yohann Zarco
s'est emparé de la troisième place tandis que le leader, Nicolas
Terrol, a dû se contenter de la sixième. A seulement deux courses
de la fin du championnat, le Français accuse un retard de seulement
25 points - soit l'équivalent d'une victoire - sur l'Espagnol. Avec
une petite pichenette du destin, il se pourrait bien que le dernier
champion 125 cc de l'histoire soit un Gaulois.
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